Une société de redevances pour s’exposer à l’uranium

Eric Mermod
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Le secteur de la production de l’énergie nucléaire, que j’ai développé il y a quatre mois dans l’article concernant l’uranium, continue à fortement m’intéresser. Les fondamentaux n’ont pas changé et les perspectives sont toujours particulièrement positives.

Par ailleurs, et comme évoqué dans mon article sur les redevances dans les métaux précieux du mois de janvier, le modèle d’affaires des royalties est le moyen de s’exposer au secteur de l’extraction minière, sans toutefois être tributaire de l’augmentation des prix qui amène à la diminution des marges des entreprises.

En aparté, et pour sortir momentanément du secteur de l’uranium, voici un exemple d’augmentation des coûts, avec Agnico qui vient de publier ses résultats :

    • Coût de maintien tout inclus (all-in sustaining cost, AISC) de 1 231 $ par once d’or au 4e trimestre 2022, contre 1 059 $ pour l’année 2021.

Cela représente une augmentation de 16 % du prix de production, et est expliqué par les pressions inflationnistes sur le prix du travail, l’électricité, le carburant et les autres consommables.

Pour revenir au nucléaire, on comprend pour quelle raison je suis plus enclin à m’exposer au marché à travers des entreprises de redevances, plutôt que directement dans les producteurs miniers. Il s’agit de trouver des diversifications à notre exposition directe sur l’uranium (la matière) qui nous permette également de nous exposer à l’effet de levier présent dans les opérations minières, toutefois sans avoir l’exposition à la compression des marges due à l’augmentation des prix.

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